Par la Banque Nationale 

Chronique devises

 

Influencé par la chute du prix de l’énergie, le dollar canadien a perdu plus de 20% de sa valeur par rapport au dollar américain. Afin d’assurer la stabilité financière et un taux d’inflation stable, la Banque du Canada (BdC) a annoncé une baisse surprise du taux directeur en janvier. Le gouverneur Stephen Poloz avait peut-être aussi en tête la compétitivité relative du huard. Depuis cette décision, le gouverneur Poloz a souvent souligné que les bas prix de l’énergie peuvent aussi influencer positivement l’économie canadienne en stimulant notamment la consommation.

Par ailleurs, dans les communications de la BdC, il fut souvent mentionné que le comité est de plus en plus à l’aise avec la situation actuelle, ce qui signifie qu’une nouvelle baisse des taux d’intérêt est peu probable pour le moment. Malgré tout, une baisse surprise, comme celle de janvier, demeure une possibilité. Dans ce contexte, les marchés demeurent très volatils, comme en témoigne les plus récentes variations du dollar canadien.

Le dollar US, pondéré en fonction des échanges, en est maintenant à son neuvième mois de hausse sans interruption, ce qui lui a permis de rattraper son sommet de 2009. Nous nous attendons à un ralentissement du rythme d’appréciation cette année, malgré une confirmation de la reprise de l’économie américaine et des divergences de politiques monétaires entre banques centrales. L’appréciation du billet vert semble d’ailleurs inquiéter la présidente de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, car, selon elle, cela pourrait nuire au secteur de l’exportation. Après son allocation du 18 mars, le dollar américain a fortement réagi.

Quant à l’euro, en plus de l’incertitude reliée à la situation de la Grèce, la Banque centrale européenne a débuté un programme d’assouplissement quantitatif en mars. Cette initiative semble déjà avoir influencé négativement l’Euro. À des fins de comparaison, le dollar américain pondéré en fonction des échanges avait sombré de 18% du sommet au creux lors de l’adoption d’un programme semblable par la FED.

 

À la lumière des informations fournies par nos économistes, les entreprises devant faire face aux fluctuations des devises sont de plus en plus conscientes de la nécessité de définir une stratégie de gestion de risques de devises. Quelle serait alors la meilleure stratégie à adopter ? Celle-ci dépend de la réalité de chaque entreprise, qu’elle soit une PME ou une plus grande entreprise. Le Directeur commerce international de votre institution financière ainsi que les spécialistes en devises peuvent travailler avec vous afin d’établir une politique adaptée permettant de limiter l’influence de cette volatilité sur le bénéfice de votre entreprise.

 

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